" Eduquons-nous pour bâtir une société plus juste "

Signez pour un Nouveau Bretton Woods

jeudi 24 janvier 2008

La face cachée de l’O.N.U.


ou la dictature des nouveaux droits de l’Homme

Intrigué et attiré par ce titre : La face cachée de l’O.N.U. à la Procure, au milieu des ouvrages traitant de l’actualité d’un point de vue chrétien, je me suis demandé ce que pouvait cacher un tel titre ? Quelle fraude voulait-on dénoncer ?

L’auteur, Michel Shooyans, évêque et professeur émérite à l’Université de Louvain, également membre de l’académie pontificale des sciences sociales de Rome, de l’Institut royal des relations internationales de Bruxelles, de l’institut de démographie politique de Paris et du Population Research Institut de Washington, expose dans ce livre une révolution perverse qui s’opère au niveau de la conception du droit de l’Homme. Celle-ci partirait d’un droit inaliénable traditionnel et naturel, comme le droit à la vie et à la liberté vers une nouvelle conception du droit positif décidée, non par la raison, mais par le législateur.

Droit de l’Homme ?

Michel Shooyans rappelle deux dates importantes dans la construction de l’O.N.U. à la suite des deux conflits mondiaux monstrueux. La première, celle de 1945, vit naître la charte de San Francisco qui selon l’auteur est justement issue de la mauvaise tradition du droit, le droit positif. La seconde, en 1948, a été celle de la Déclaration des Droits de l’Homme issue de la meilleure tradition humaniste mettant la dignité de l’Homme au centre de ce document. Celui-ci définit la mission de l’O.N.U. qui doit se porter garante du respect de cette déclaration.

Subversion

L’auteur accuse l’O.N.U., à travers ses multiples conférences, et notamment celles autour de la population et de l’environnement, de vouloir déprogrammer l’Homme pour ensuite le reprogrammer afin qu’il oublie la conception des droits de l’Homme traditionnel et accepte le positivisme des nouveaux droits de l’Homme.

Le consensus

Il dénonce d’abord la culture des Lumières qui supprime toute transcendance, où l’homme devient sa propre mesure en toutes choses et entre ainsi dans la loi de la jungle, la loi déterminée par le plus fort. Car sans transcendance, il n’y a plus de valeurs et de règles universelles ; plus de bien, plus de mal. Nous détruisons ainsi la capacité de l’Homme à discerner. Seule alternative dans ce K.O. : le Léviathan, déterminé par le consensus, ou la tyrannie du plus fort ou du plus nombreux. Michel Shooyans attaque donc l’aveuglement engendré au sein de la population par la fuite et le refus de la vérité.

L’auteur constate qu’ainsi nous pouvons poser de nouveaux principes arbitraires anti-vie, anti-Homme tels que des principes malthusiens écologiques. « Ils concluront que les droits de la Terre Mère l’emportent sur le droit de ces êtres éphémères que sont les Hommes. »

Une religion

Il critique aussi la volonté de l’O.N.U. de vouloir créer une nouvelle religion, c’est-à-dire une église civile séculière au dogme de relativisme dans laquelle l’Homme serait incapable de reconnaître le vrai du faux, le bon du mal.

Il critique également le rôle joué par les O.N.G. pour détruire la souveraineté des nations afin de faire accepter le nouvel état mondial.

Europe

L’auteur s’étonne de l’empressement de l’Europe à se soumettre à l’O.N.U., au C.P.I. ou aux nouvelles chartes, en somme aux nouveaux droits de l’Homme. Il s’étonne que l’Europe se soumette aussi facilement et devienne la première victime de la culture de mort du nouveau gouvernement mondial.

L’O.N.U. : nouveau gouvernement mondial

Cette conception furieusement positiviste du droit international nous vient de l’Autrichien Hans Kelsen (1881-1973), conception développée dans son livre Théorie pure du droit.

L’auteur dénonce la volonté de mettre en place un droit international positiviste et pyramidal au sein duquel l’O.N.U. et ses agences seraient au sommet et son droit prévaudrait sur les nations. L’O.N.U. déciderait des attitudes à tenir, des vérités… et pourrait condamner tout hérétique de l’opposition grâce au C.P.I. et l’action militaire.

La Famille

Finalement, selon l’auteur, le but de l’O.N.U. dans cette volonté d’imposer les nouveaux droits de l’Homme, c’est de détruire la Famille, c'est-à-dire de détruire le fondement de la construction de tout individu humain, pour mieux le manipuler et le contrôler.

Voici donc dans les grandes lignes le système de l’O.N.U. dépeint par Mgr Shooyans. Un système de contrôle mondial, contre toute idée de souveraineté des nations et des individus ainsi que contre toute idée de subsidiarité. « L’individu (et la nation) doivent obéir au droit parce qu’il est le droit, parce que celui-ci s’identifie à l’Etat et non parce qu’il est raisonnable d’obéir à une loi juste issue par exemple de la raison. »

Un tel système, dans lequel il n’y a plus aucune place pour les droits inaliénables, tels la vie ou la liberté, est largement soutenu par les puissances financières internationales.

Conclusion

Ce livre est un très bon support pour observer l’évolution de la société. Mais cette évolution ne reste que le reflet du changement de cap de la politique des U.S.A. amorcé par l’assassinat du président John F. Kennedy et aussi par l’opération, anti-culture de la vie, de la CIA avec le Congrès pour la liberté de la culture1.

Profitons de la fin du système financier actuel pour demander une conférence internationale en vue d’une nouvelle architecture monétaro-financière type Bretton Woods qui pourrait ainsi lancer un programme de grands projets d’infrastructures internationales, comme le Pont Terrestre Eurasiatique, et mettre sur pied une culture de la vie et de dialogue de civilisation.

1 A lire aussi le Discours de Jacques Cheminade prononcé le 17 novembre 2005 à l’occasion de la conférence Axe pour la paix.

mercredi 23 janvier 2008

Quand la crise frappe !!!


Les plus faibles trépassent ?

Le tremblement de terre : LA CRISE BOURSIERE

Entre dénie et impuissance!!!

Qui aura le courage de protéger de peuple face à la crise, de demander la faillite du système monataro-financier et un nouveau Bretton Woods, de toute urgence.

Aujourd'hui, nous avons entendu un concert de bêtises par ex sur le journal de 20H de TF1 du 22 janvier :

Il est statiquement prouvé que si on rentre dans un schéma de panique on fait une bêtise, et donc sur le long terme le marché a toujours raison mais a court terme mais a court terme il peut faire n’importe quoi, IL FAUT L'ACCEPTER! Selon Didier Le Menestrel.

Les politiciens et le gouvernement sont impuissants :

Hollande: le problème majeur aujourd'hui, c'est un problème de confiance et de crédibilité. Il faut rétablir la confiance par des actes. Le premier acte, ce doit être une réaction des autorités européennes et un changement de politique économique et sociale dans notre pays.

Sarkozy : Je serai à Londres aux cotés du (Premier ministre britannique) Gordon Brown et de (la chancelière allemande) Angela Merkel pour faire un certain nombre de propositions qui permettront d'assurer cette transparence et de moraliser le capitalisme financier car la part trop belle a été faite à des comportements de spéculation au détriment des entrepreneurs

Jospin : On ne peut plus laisser ce monde fonctionner comme ça. Il doit être régulé et contrôlé. C'est ça qui me préoccupe aujourd'hui

A vous d'agir:

Il n'est toujours pas trop tard pour écrire à vos élu(e)s, Cliquez ici, et écrivez le plus rapidement...

Afin de faire face au défi de notre temps, et de permettre de mettre des actes à la suite des belles paroles de nos dirigeants... N'attendez plus demandé un Nouveau Bretton Woods.

Ecoutez le dernièr message de J. Cheminade ici


DC
Lu dans R-sistons

Bonjour,

Nicolas Sarkozy a été choisi par ce que j'appelle " la mafia des maîtres du monde " pour être son zélé serviteur, celui qui grâce à ses dons de communiquant et son absence de scrupules, saura faire accepter par ses futures victimes, nous tous, la politique décidée en Haut Lieu.

Ceux que j'appelle " les maîtres du monde ", grands financiers ou industriels et leurs alliés haut placés ou à la tête d'empires médiatiques, Noam Chomsky les nomme " les maîtres de l'univers ". C'est pareil. Et ces gens qui organisent la société selon leur bon plaisir, se moquent pas mal des conséquences de leurs décisions, seul compte l'épaisseur de leur portefeuille :

Vous pouvez connaître leur nom sur des sites comme
http://lagrandeconspiration.org ou http://syti.net ou http://aipas.over-blog.org ...

Des pays entiers sont passés sous leurs fourches caudines, avec des exécutants comme Blair, Berlusconi, Aznar, Bush... et leurs infâmes précurseurs : Thatcher et Reagan. Leur but est de promouvoir le libéralisme le plus impitoyable, le plus prédateur, le plus violent. Un libéralisme d'ailleurs qui vire au néo-conservatisme fanatique, sous la bannière de Mâmon, et non de Dieu comme ses adeptes le prétendent hypocritement. A terme, l'objectif est de bâtir une société mondiale unifiée, totalitaire, livrant une guerre sans merci aux Musulmans, aux salariés, aux immigrés, à ceux qui ne sont pas performants, aux improductifs, aux tous petits consommateurs, ou à ceux qui se reproduisent trop facilement, et à bien d'autres.... handicapés ou vieillards coûteux pour la collectivité, par exemple. Ne demandez pas à ces gens une quelconque éthique ; ils sont dégénérés sur le plan moral.

La mise à mort d'individus, certes - par la précarité, le désespoir, les guerres etc - , mais aussi de pans entiers de la société : Il s'agit de mener une offensive impitoyable contre les conditions de vie et les droits des peuples, en démantelant un par un tous les acquis sociaux, les protections, le Droit du Travail, les services publics (voir en particulier le scélérat AGCS, organisant peu à peu la libéralisation des services publics, transports, santé, éducation, énergie, poste, environnement... au bénéfice exclusif des multinationales, et au détriment du porte-monnaie des citoyens, pensez au secteur de l'eau, par exemple, le coût pour le consommateur ! )... Ecoutons Denis Kessler, ancien Vice-Président du Medef et tout nouveau Président d'un club select, "Le Siècle" :
" C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952 ". (Challenges, octobre 2007) En clair, il s'agit de défaire tout ce qui a été mis en place par le Conseil national de la Résistance : Le statut de la fonction publique, les nationalisations, les Caisses de S.S., le secteur public, la représentativité syndicale, etc

C'est ce que fait Sarkozy, au nom de la "modernité": La guerre est déclarée à la France d'en-bas ! Oui, la redistribution se fait du bas vers le haut. Et il a ordre d'aligner notre pays sur le modèle américain, avec en vrac : le remplacement du social par le pénal et du secteur public par le privé, la subordination du Travail au Capital, et de l'économie à la Finance ( aujourd'hui, la flexi-sécurité, demain la flexibilité seulement , on procède par étapes pour ne pas affoler le citoyen ), la substitution du précaire à la garantie de l'emploi, de la jungle à la solidarité, de l'autorité, de la force et du contrôle de tous à la liberté et à la démocratie, du Tout-répressif aux droits de l'homme, du Show-Biz et du matériel au Culturel et à l'humain, de la religiosité ( par pur calcul politique, c'est à dire pour mieux tenir en mains les Français, Sarkozy encourage les communautarismes religieux ) à la laïcité neutre, ou encore de l'immigration du travail ( faisant chuter le coût de l'emploi ) à l'immigration famliale.



sarko repression




Vous voyez le tableau ? A terme, une minorité opulente à l'abri dans ses résidences dorées sous haute securité, et de l'autre côté des hordes d'exclus du travail, des retraites, de la Santé, de l'Enseignement Supérieur, survivant dans la rue ou en tous cas dans la précarité, la peur, et même derrière les barreaux. La société française, à l'image de l'américaine, sera impitoyable pour ceux qui ne réussissent pas envers et contre tout. La répression policière fera rage, avec la tolérance zéro, des cow-boys à la gâchette facile ou équipés du fameux taser, chargés de faire du chiffre pour être bien notés, et sous la surveillance assidue et sophistiquée de Big Brother, notre gentil frère à tous. Les prisons seront pleines, et les entreprises vides. Parce que le travail, lui aussi, se fera de plus en plus rare. Honneur aux plus méritants, à tous les audacieux Tapie ! L'avenir leur appartient. Et à la Pensée Unique Libérale, enfin complètement débarrassée des médias frondeurs et de tous les parasites humains.

Est-ce tout ? Non, le navire France est programmé pour sombrer, avec son Histoire, ses valeurs, ses Lumières, ses droits de l'homme, son modèle social, son souci d'indépendance, son originalité, son âme. Englouti par la volonté de la " mafia " internationale, exigeant l'application de ses décisions. Et en ce sens, Sarkozy l'Américain pour les uns, l'otage des Sionistes pour les autres, est un remarquable VRP-VIP. Il a remplacé Blair dans le coeur de l'Oncle Sam, en alignant la France du Gl de Gaulle sur la politique étrangère décidée à Washington et en Israël. Je sais, c'est un lieu commun de le dire, mais il est juste de le rappeler pour être exhaustif. En clair, la France va réintégrer l'Otan et mener les guerres impériales décidées par les maîtres du monde sans scrupules et cupides. Fini l'Etat Français indépendant, régulateur, protecteur ; Place à une succursale de Wall-Street, libérale, prédatrice, sans âme, sauvage, guerrière. Elaborant des plans malfaisants à l'égard des Français, au lieu de se soucier de leur bien-être et de perpétuer les traditions du pays.

Maintenant, la résistance à l'intolérable est un devoir. Pour tous.

A bientôt, votre Eva.

mardi 25 décembre 2007

Il n'est pas encore trop tard!!!

POUR 2008, DEMANDER UN NOUVEAU BRETTON WOODS A VOS ELU(E)S

M. CABAS David
Solidarité et progres
M.B.E. 163

- 39 bd de la Liberté
35000 Rennes

Objet : Solution pour faire face à la crise financière et bancaire


M. le député,

Depuis quelques jours, nous pouvons constater une accélération de la crise bancaire et financière, provoquée par la crise américaine du crédit hypothécaire à haut risque, « la crise des subprimes », avec des conséquences dramatiques: chute du dollar, augmentation du coût de l’énergie, de la nourriture et des matières premières.

Nous pouvons également constater l’incompétence et l’impuissance des banques centrales à faire face à cette crise. Certaines personnalités, comme Jacques Attali et Michel Rocard, ont souligné le caractère exceptionnel de cette crise financière, osant faire le rapprochement avec celle de 1929. Dans ce contexte, 2008 devient une année déterminante pour l’avenir de notre pays, une année charnière dans l’action à mener pour résoudre cette crise.

2008, l’année de tous les dangers ?

Si nous laissons le système financier entre les mains du hasard pour que cette grave crise financière s’autorégule toute seule avec des outils douteux comme la baisse des taux directeurs, ainsi que le propose Jacques Attali (qui attaque certaines causes de la crise mais ne veut pas attaquer ses amis de la haute finance), et l’injection massif de centaines de milliards d’euros dans le système, nous nous dirigeons, comme si se préparait la collision de trains lancés à vive allure, vers la désintégration de tout le système financier international, ce qui entraînera la plus grave catastrophe humanitaire de tous les temps.

2008, l’année de tous les espoirs ?

Depuis quelques années, une poignée d’hommes et de femmes font campagne à travers le monde pour mettre en lumière l’absurdité du système libéral mis en place suite à la destruction des accords de Bretton Woods de 1945 par Nixon, le 15 août 1971.

Il me parait aujourd’hui très clair que M. Cheminade et ses amis ont su voir juste durant toutes ces années. Il me parait tout aussi clair qu’il faut faire attention et très rapidement à ses propositions pour contrecarrer la crise avec, à court terme une proposition de loi protégeant les populations des conséquences dramatiques de la crise, et à long terme en demandant la convocation immédiate d’une conférence internationale type Bretton Woods pour mettre en place un nouvel ordre économique juste. Michel Rocard et d’autres ont déjà pris à plusieurs reprises position en faveur d’une telle proposition.

Je vous écris pour vous rappeler votre rôle essentiel dans la protection du bien commun et la dignité de tous les individus qui vivent dans notre pays.

Sans plus attendre, je vous demande de prendre connaissance des documents ci joints :

1) Pour un nouveau Bretton Woods, Non au traité européen « simplifié »

2) Un « Appel pour un nouveau Bretton Woods » d’Helga Zepp-LaRouche suivi de la liste des elu(e)s qui ont eu le courage de prendre position.

3) Le « Homeowners and Bank Protection Act » aux Etats-Unis. Il s’agit d’un pare-feu contre l’effondrement de la bulle immobilière, ce texte a été voté par plusieurs municipalités américaines et en discussion à très haut niveau dans les cercles politiques américains.

4) Dans le tract « Face au Krach, des boucliers et des épées pour la République », vous pourrez trouver les proposions de M. Cheminade face à la crise qui guette jusqu’aux assiettes des Français.

Cordialement,

Pour Solidarité et Progrès 56

David CABAS

dimanche 4 novembre 2007

La chasse aux immigrés : brisons la loi du silence

Avec la création par le nouveau président, M. Sarkozy, du ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du co-développement, nous assistons en France à une véritable chasse à l’étranger, et de préférence bronzé de peau.

Des chiffres

Depuis quelques années, nous constatons aussi une dangereuse exigence chiffrée de reconduite à la frontière de 15 000 étrangers en 2003 à 25 000 en 2007. Des chiffres arbitrairement fixés puisque nous savons qu’au moins 200 000 migrants passent nos frontières chaque année.

Des drames

Des effets d’annonce, des pratiques qui mettent les personnes sans papiers en situation de pression permanente allant jusqu’à des drames qui ont défrayé la chronique, comme le décès le 20 Septembre dernier d’une chinoise, Chunlan Liu, qui, poursuivie par la police, a sauté par la fenêtre. Un autre drame a fait parler de lui plus récemment, il s’agit du placement de familles avec enfants (même de très jeunes enfants) dans des Centres et Locaux de rétention administrative.

Un silence

Dans un article du 22 octobre 2007 du Télégramme (Quotidien Régional de l’Ouest), un journaliste s’étonne : « vingt-cinq mille reconduites à la frontière pour 2007. C’est le chiffre que le ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du co-développement accepte de livrer. Les détails, les explications relèvent du secret absolu. Rien ne filtre. Quels objectifs locaux ? Combien de reconduites effectuées ? Quelle évolution ? Rares sont les personnes qui acceptent de parler, même sous couvert d’anonymat ou d’appartenance syndicale. « Crainte » de représailles hiérarchiques ? Indifférence ? »

« C’est la loi du silence qui s’installe, s’agace Philipe Armaud, responsable Ouest du Syndicat national des officiers de police (Snop), même nous, nous avons désormais beaucoup de mal à avoir des infos ».

Les Centres et Locaux de rétention administrative

Dans ce processus d’industrialisation de reconduite à la frontière, plusieurs moyens législatifs, techniques et logistiques ont été mis en place pour facilité et réussir l’objectif fixé par le gouvernement.

Je vais aujourd’hui m’attarder sur l’armada logistique dont disposent la police et la justice pour reconduire les immigrés à la frontière.

Les CRA et Les LRA1

En 1975, la découverte à Arenc près de Marseille d’une « prison clandestine » destinée aux sans papiers en voie d’expulsion, provoque une campagne de mobilisation pour en obtenir la fermeture. En vain. La loi n°81-973 du 29 octobre 1981 légalise et organise la rétention, elle qualifie expressément ces lieux comme « ne relevant pas de l’administration pénitentiaire ». Pourtant, il a fallu attendre le décret du 19 mars 2001 pour qu’un statut réglementaire des centres de rétention administrative, précisant leur régime et leurs règles de fonctionnement, existe. Ce décret fixe des normes matérielles et juridiques minimales dans ces lieux. C’est par ce texte que la distinction entre deux types de lieux de rétention est apparue : les centres de rétention administrative (CRA) d’une part et les locaux de rétention administrative (LRA) d’autre part. Les règles de fonctionnement et les normes qui s’appliquent aux CRA sont distinctes de celles des LRA.

L’allongement de la durée maximale de rétention (de 12 à 32 jours), l’augmentation du nombre comme de la taille des centres de rétention – le nombre de places de rétention administrative a doublé depuis 2003 (de 786 à 1500) – et les quotas fixés par le ministère de l’Intérieur aux préfectures en terme de reconduites à la frontière, ont transformé la nature même de ce dispositif. La rétention a glissé peu à peu vers une logique d’internement, transformant progressivement ces lieux en camps.

Entre le CRA, créé par arrêté conjoint des ministres de l’Intérieur, de la Justice, de la Défense et des Affaires sociales et placé sous la responsabilité du préfet du département, où les normes, leurs implantations, la dignité des migrants sont plus respectées… et les LRA où les normes ont à peine un caractère obligatoire et à faire respecter par les autorités locales qui n’en ont pas les moyens financiers, on ressent une certaine discrimination dans les lieux de rétention. On remarque une certaine volonté de développer les LRA, des lieux, vous l’aurez deviné plus obscures, plus secrets, où les migrants sont mal protégés et des fois mal logés, où il n’y a pas de permanence d’association de défense des migrants (Cimade), alors que les 48 premières heures sont fondamentales pour déclencher les bonnes opérations administratives pour éviter l’expulsion.

Levons-nous contre la banalité de la maltraitance institutionnelle

Ces lieux où sont enfermés hommes, femmes, familles entières et même des nourrissons pour être reconduits à la frontière, laisseront des marques et des blessures profondes dans le cœur des migrants.

Nous devons éveiller nos consciences contre ce manque manifeste de respect de la dignité et des droits de l’Homme. Si nous acceptons ces injustices qui broient des individus humains en France, face à quelle injustice serons-nous capable de nous lever ?

Je terminerai par une célèbre citation, du pasteur antinazi Martin Niemölle :

« Quand ils sont venus chercher les communistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait personne pour protester. »

Marc Sangnier - MB

1 Je vous invite à lire le sixième rapport de la Cimade sur les centres et locaux de rétention administrative : www.cimade.org, c’est un rapport sur les objectifs du gouvernement et sur les conditions de vie des migrants en situation de privations de liberté.

mardi 16 octobre 2007

Benoît XVI : La voix de la raison !

Catholiques, écoutez-la…


Motu proprio

Nous avons beaucoup entendu parler cet été de la décision du Pape Benoît XVI, avec le motu proprio du 7 juillet 20071, de vouloir remettre à la mode l’ancien rite, le rite Saint Pie V, ou encore appelé plus vulgairement la messe en Latin. Beaucoup condamnèrent cette décision soi-disant réactionnaire, mais deux raisons ont poussé à faire ce choix. La première, c’est de renouveler l’unité de la sainte Eglise catholique ; la seconde, c’est de rappeler à l’idéologie relativiste, qui a pénétré les rangs du clergé depuis mai 1968, le caractère sacré de la messe.

Suite à cette lettre apostolique, nous avons alors fréquemment entendu parler d’un pape réactionnaire vivant dans un autre temps. Et pourtant !

Benoît XVI, la voix de la justice

Ce soi-disant pape réactionnaire n’a cessé de rappeler les principes fondamentaux d’une société plus juste, comme la place centrale de l’individu humain et le respect des droits de l’Homme, l’engagement pour la paix et la promotion de la justice pour tous.

A chaque voyage, à chaque intervention, surtout devant les jeunes, il rappelle de quelle façon nous devons utiliser nos talents : « comment dois-je faire pour avoir la vie éternelle ? »2. Il redit les valeurs chrétiennes qu’a développées pendant plus de cent ans la doctrine sociale de l’Eglise.

Lors de son voyage en Amérique du Sud, il demande aux jeunes de prendre leurs responsabilités pour bâtir un monde plus juste « L’appel que je vous adresse aujourd’hui, à vous qui êtes présents à ce rassemblement, est celui-ci : ne gaspillez pas votre jeunesse. Ne cherchez pas à vous en échapper. Vivez-là intensément. Consacrez-là à de hauts idéaux de foi et de solidarité humaine. »3

En Italie, à Lorette, début septembre, il a lancé un nouvel appel aux jeunes de notre temps, dont le message est le suivant : « Ne suivez pas la voie de l'orgueil, mais celle de l'humilité. Allez à contre-courant : n'écoutez pas les voix intéressées et persuasives qui, de toute part, diffusent aujourd'hui des modèles de vie basés sur l'arrogance et la violence, le pouvoir et le succès à tout prix, l'apparence et la possession, au détriment de l'être. »4

Lors d’un discours fin août, il fut encore plus précis à propos de cette attente au niveau de la morale économique de notre temps. Il appelle à une « conversion économique »5 et propose de faire le choix « entre égoïsme et amour, entre justice et malhonnêteté, en définitive, entre Dieu et Satan. »6

Dans une rencontre récente avec des membres de l’Internationale démocratique du Centre et démocrate chrétienne, il a rappelé les principes fondamentaux des valeurs chrétiennes en précisant que « la doctrine sociale de l’Eglise offre des éléments de réflexion utiles pour promouvoir la sécurité et la justice tant au niveau national qu’international, à partir de la raison, du droit naturel, et également de l’Evangile, c’est-à-dire à partir de ce qui est conforme à la nature de tout être humain et la transcende également. » 7

La loi naturelle, le fondement de la démocratie

D’après le pape Benoît XVI, « la crise que traverse aujourd’hui l’Occident est due au sentiment qu’il est impossible de connaître la vérité ». Il entend que les chrétiens puissent avoir un sentiment de peur pour protéger la recherche de la vérité à cause de raisons historiques, mais il dénonce le fait qu’avoir peur de la vérité, c’est avoir peur de l’avenir. « L’Europe est pauvre en enfant ».

Pour protéger la dignité humaine « contre l’arbitraire du plus grand nombre ou du plus fort », le Pape enseigne que l’humanité devrait s’en remettre à la loi naturelle. C’est la « norme écrite par le Créateur dans le cœur de l’homme », qui lui permet de distinguer le bien du mal.

Il appelle à combattre « l’obscurcissement tragique de la conscience collective, le scepticisme et le relativisme éthique qui parviendraient à effacer les principes fondamentaux de la loi morale naturelle ; l’ordre démocratique lui-même serait blessé de manière radicale dans ses fondements ».

Il ajoute que pour combattre cet obscurcissement « qui est une crise de la civilisation humaine avant d’être une crise de la civilisation chrétienne, il faut mobiliser toutes les consciences des hommes de bonne volonté, laïcs ou même appartenant à des religions différentes du christianisme, afin qu’ensemble et concrètement, ils s’engagent à créer, dans la culture et dans la société civile et politique, les conditions nécessaires pour que l’on prenne pleinement conscience de la valeur inaliénable de la loi morale naturelle ».

Alors pourquoi ne l’entend-on pas ?

Oui, nous avons entendu parler du pape pendant des semaines du discours de Ratisbonne, déformé par la presse, il y a un an. Nous entendons encore beaucoup parler de sa décision de se rapprocher de l’Eglise Traditionnelle. Mais jamais la presse dominante ne publie les enseignements fondamentaux de notre pape.

Face au défi de notre temps, notre cœur devrait être plus à l’écoute de notre pape Benoît XVI qui enseigne aux catholiques et aux personnes de bonne volonté, le comportement moral à adopter pour être capable de bâtir une civilisation de l’Amour.

DC MB

1 Motus proprio 7 juillet 2007

2 Discours du pape benoit XVI, Stade municipal de Pacaembu, São Paulo, Jeudi 10 mai 2007

3 Discours du pape benoit XVI, Stade municipal de Pacaembu, São Paulo, Jeudi 10 mai 2007

4 Homélie du pape Benoît XVI, L’esplanade de Montorso, Lorette, Dimanche 2 septembre 2007

5 Conversion économique, Angélus, Palais apostolique de Castelgandolfo, dimanche 23 septembre 2007

6 Benoît XVI et l'argent

7 Discours du pape Benoît XVI discours à l’Internationale démocratique du Centre et démocrate chrétienne